Le Roi Lear 10, 11 et 12 Février 2012

Clarté, obscurité, vision, aveuglement. L’aveuglement de Lear opposé à la clairvoyance du Fou. “Lear croyait qu’un roi ne peut cesser d’être roi, comme le soleil ne peut s’arrêter de briller. ” Jan Kott, auteur et critique C’est l’authentique récit historique de la vie et de la mort du roi Lear et de ses trois filles, ainsi intitulé par William Shakespeare lui-même, que nous allons vous conter par le truchement du théâtre et de la poésie. Lear, le roi qui perd son pouvoir et la raison, accompagné dans son errance par son Fou, philpsophe du monde à l’envers. Ses trois filles, Régane, Goneril et Cordélia, initiatrices et catalyseurs de la tragédie. Mais aussi l’histoire du Comte de Gloucester et de ses deux fils, l’un bâtard et l’autre légitime, en miroir à celle de Lear. Ces deux histoires jouées dans le theatrum mundi, d’un monde passé, d’un monde révolu, pour tenter de comprendre que contre leur volonté Lear et Gloucester payent de leur chair et de leur raison leur vieillissement, que dans nos temps de suffisance et de fausse grandeur, il est nécessaire d’affronter des chutes et des égarements terrifiants pour élucider comment va le monde et que le fait d’être jeté nu et seul, dans la tempête sur sa vaste scène ne nous interdit pas d’espérer habiter un jour ensemble une terre plus heureuse. Quand un rideau tombe, un autre se lève le lendemain, la représentation n’est jamais finie. Daniel Holliger, metteur en scène En naissant, nous pleurons de paraître Sur ce grand théâtre des fous. Le Roi Lear, Acte IV, Scène 6